Les mutations en cours s’exposent au salon.
S'il n'y a pas de grandes nouveautés sur le matériel malgré de solides participations qualitatives, et une modernisation d'équipement en vue de la sortie de crise se confirmant dans les établissements ayant des liquidités, c'est du côté alimentaire du salon que les évolutions du secteur s'affichent.
Restauration nomade, fast-food poussent leur avancée, de pâtes en cornets en plats cuisinés surgelés à remonter en température, panini nouveaux et garnitures de sandwich «à la carte» ... On va même plus loin avec les pizzas sans pizzaïolo sur coques précuites, présentées comme des crêpes empilées, se cuisant en un rien de temps dans un four à sole classique. Et se garnissant au choix du client grâce à un logiciel présentant les options et permettant une commande personnalisée à distance. Et pour les soirées aussi nomades que la restauration du même nom, version plateau repas, Château Roubine, un cru classé AOC Côte de Provence, s'amusait à présenter une pyramide de verres (plastique) operculés, au départ plus élément de décor que cible pour le salon. Surpris eux-mêmes du succès obtenu sur un marché français qu'ils pensaient réticent à cette approche qui avait déjà largement convaincu, par contre, les Anglo-saxons.
Second visage de la restauration, la gastronomie : large participation du MIN avec primeurs, produits italiens, marée et distributeurs pour haut de gamme tel Gourmet Prestige Le Delas avec démo de chefs étoilés toutes les deux heures ou Panier des chefs, entre macarons et recettes variées. Un secteur qui se retrouve dans les nombreux concours qui ont animé un rendez-vous mené avec dynamisme, attirant les meilleurs professionnels. Perle d'Or, Neptune d'Or, Chef de l'année ou de la décennie, Main d'or et on en passe quelques-uns, titres disputés avec fougue et salués avec enthousiasme. Un beau salon pour une reprise à laquelle tous veulent croire.
